Son pas était lent mais régulier. Il déambulait avec les mains dans ses poches. Son visage ridé racontait des années dures, et ses sourcils se fronçaient en permanence. En rentrant ses épaules, il apparaissait très petit sous sa chemise blanche et simple. Ses yeux, verts et sombres, étaient fixés sur la chaussée grise. J’ai aperçu un type de tristesse dans son regard, comme un homme qui a essuyé trop de pertes pour une vie. J’ai pensé à tout ce qu’il a connu dans sa vie – des choses dont j’ai seulement lu dans des livres.
Nous étions les seuls deux sur la chaussée. Je ne savais pas si je devais saluer cet homme qui semblait d’être perdu dans ses pensées. Mais j’ai décidé de le saluer de la tête et de lui faire un sourire. Cependant, quand j’ai essayé de croiser son regard, il n’a pas levé les yeux. C’était comme si l’homme bossu était dans son propre monde et la réalité ne le touchait pas du tout. J’ai continué mon chemin, mais avant de tourner au coin, je me suis retourné pour un regard final à l’homme douloureux.
Cela est une très jolie texte. Les descriptions excitent mon imagination; je voudrais me rencontrer avec cet homme.
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