mercredi 2 février 2011

Quatre rangs, deux colonnes

Maintenant je m’assieds dans la mieux salle à la bibliothèque. Les murs sont jaunes et les étagères ont des cartes et des journaux. Toutes ces choses me plaisent. Cependant, à ma gauche, il y a une grande fenêtre qui laisse rentrer le soleil d’hiver. La fenêtre est divisée en huit petits carrés : quatre rangs et deux colonnes. Chaque rang montre une scène différente du ciel à la terre. Le premier rang contient le bleu qui ne termine jusque le verre de la fenêtre mais il a l’air infini. Avec la fenêtre je peux voir sa infinité sans me perdre.

Dans le deuxième, je vois les collines avec leurs arbres dépourvus de feuillage. Les arbres sont désolés avec la neige froide pour leur seule consolation. On n’y voit personne. Ici, je sens la protection de la chaleur mais j’apprécie la sévère beauté de la nature.

Mes yeux arrivent au contenu du troisième rang. Les bâtiments de l’université maintenant entrent ma vue. Ils représentent le développement, la construction et la destruction. Est-ce qu’ils détruisent ma vue du bleu et des arbres? Est-ce que cette fenêtre devant moi la détruit ?

Dans la dernière section, les étudiants marchent préoccupés. Ils attendent à l’arrêt d’autobus ou continuent en classes, mais personne n’y arrête pour regarder vers moi. Ils ne voient rien - pas du ciel, pas des collines, pas de la fenêtre. Alors, je peux observer le monde avec ses quatre divisions entre le ciel et la terre mais je sens divisée, frustrée et piégée.

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